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Weed CBD : parlez-vous couramment le cannabis ?

Le cannabis est une plante qui fascine, qui inquiète et qui porte son quota de jargon. Il est très facile de se perdre devant la multitude de termes techniques qui foisonnent dans le langage et sur internet. Cet article vous présente le vocabulaire de base à connaître ainsi que des expressions plus techniques pour pouvoir suivre une discussion sans être perdu quand il est question de cannabis, de chanvre et de CBD.

Chanvre, cannabis : des termes pour une même plante

Avant tout, le cannabis et le nom scientifique d’origine latine du chanvre. Pourtant un de ces termes peut alarmer une certaine partie de la population alors que l’autre non. Un des nombreux pseudonymes du cannabis est pourtant « chanvre récréatif », les deux plantes étant sensiblement identiques. La différence se fait à un niveau chimique : le cannabis produit via ses fleurs et ses feuilles une résine qui sera plus riche en THC (ou tétrahydrocannabinol). Il s’agit là de la molécule psychoactive qui fait du cannabis une plante interdite à la production ou à la consommation. Faire la distinction entre cannabis et chanvre se résume à faire la distinction entre la légalité d’une plante par rapport à une autre.

Il existe cependant une variété dite « light » du cannabis. Sous cet acronyme, on inclut une plante dont le taux en THC est naturellement faible, ce qui la fait généralement entrer dans la légalité. La loi est moins stricte en ce qui concerne le taux d’une autre molécule comme le CBD (ou cannabidiol).

THC, CBD : késaco ?

On a découvert dans les années 1960 que le cannabis est composé de nombreuses substances chimiques, qu’on a regroupé sous le nom de cannabinoïdes. Ces substances agissent directement sur le corps humain, notamment sur les systèmes nerveux et immunitaire. Il existe dans une plante des dizaines de substances cannabinoïdes agissant sur le corps humain. Mais on n’a pas encore réussi à déterminer tous les effets différents de ces substances ainsi que leur identité.

Le plus connu est le THC, ou Δ-9-tétrahydrocannabinol, réputé pour ses effets psychoactifs. C’est la substance qui « fait planer » les consommateurs de cannabis. La plupart des gouvernements ont identifié cette substance comme étant stupéfiante et addictive. Son taux maximum a été plafonné à 0,2% en Europe. Depuis quelques années, on entend maintenant parler de CBD, qu’on surnomme « cannabis light » ou « cannabis légal ». Mieux comprendre le CBD tout de suite : à la différence du THC, il s’agit là d’un cannabinoïde aux effets apaisants, non-psychoactif et non-addictif.

Petit lexique autour de la plante de chanvre

Comme la plupart des plantes que nous connaissons, un plant de cannabis se constitue d’une tige principale, servant à transporter l’eau et les nutriments du sol vers le reste de la plante. Des feuilles symétriques à sept folioles poussent ensuite par paire depuis la tige principale ou les branches. Elles servent à absorber la lumière, source d’énergie vitale pour la plante.

La floraison arrive plus ou moins rapidement dans le cycle de développement selon les espèces et l’environnement où pousse le plant. Les plants mâles, utiles à la pollinisation, sont différenciables des plants femelles car plus petits. C’est pourquoi les plants femelles sont privilégiés, que ça soit pour des usages thérapeutiques ou récréatifs, car elles produisent de grandes fleurs gorgées de résines qui peuvent être séchées ou utilisées pour la création de nombreux autres produits dérivés.

Nous trouvons également sur la plante des petites vésicules, comme des sortes de poils, qu’on appelle des trichomes. On les trouve particulièrement sur les fleurs femelles, et sont responsables de la sécrétion des cannabinoïdes, et sont également gorgés de résine. N’étant pas réservés au cannabis, on peut trouver des trichomes sur bien d’autres plantes et servent à la protection du plant contre les insectes, le dessèchement ou encore les rayons UV. Les trichomes produisent également un hydrocarbure naturellement présent dans le cannabis ainsi que de nombreux autres végétaux, que l’on appelle les terpènes. Abondants dans la résine, les terpènes ont comme principale caractéristique d’être odorants. C’est donc à eux que l’on doit les saveurs et arômes si spéciaux du cannabis. Il existe de nombreux terpènes différents. Parmi eux, on retrouve bornéol (une saveur proche de la menthe), limonène (un parfum d’agrumes), pinène (les aiguilles de pin), myrcène (terre, musc), bêta-caryophyllène (poivrée, épicée, voire même boisée) ou encore linalool (un parfum floral).

Marijuana, Ganja, weed : lexique de l’herbe à fumer

La consommation de cannabis remonte presque aussi loin que l’histoire de l’humanité, il est donc facile de comprendre pourquoi il existe presque autant de nom à une même plante qu’il existe de consommateur. Le plus connu est la célèbre marijuana, que l’on écrit parfois « marihuana », qui vient de l’herbe à fumer issue du chanvre indien. Les consommateurs francophones ont adapté le nom en « Marie-Jeanne ». Les autres surnoms populaires en France sont la beuh – contraction du terme « beuher », verlan pour « herbe » – ou la weed, un terme anglophone utilisé aussi bien pour l’herbe à fumer que pour les mauvaises herbes. Des termes comme Skunk, Sensimilia, Ganja, Colombienne et bien d’autres viennent compléter la liste et désignent l’herbe à fumer selon des souches précises ou les origines de l’herbe. En Afrique du Nord, on désigne un mélange de tabac et d’herbe de cannabis par le terme « Kif » qui désigne à l’origine, le terme de « plaisir », ou de « joie ».

Shit, haschich, pollen : lexique autour de la résine de cannabis

Quand on parle de la résine de cannabis, on entend souvent l’expression « Haschich ». Il se différencie de l’herbe à fumer, car le haschich (ou hasch) est obtenu par extraction de la résine directement sur la plante. Ce terme désigne généralement de la résine pure, à la différence du « Shit » qui désigne également de la résine, mais le plus souvent coupé avec des ingrédients. Le shit peut représenter une réelle menace pour le consommateur, car il est bien souvent coupé avec des produits toxiques qui ne sont pas fait pour la consommation. On trouve également la résine sous une forme plus fine qu’on surnomme le pollen (ou « skuff »). On la distingue du haschich par un tamisage plus fin, qui ne laisse pas passer les divers débris de la plante. Le produit est plus poudreux et moins collant qu’une résine de type haschich et est également beaucoup moins gras.