Greeneo > Guide pour connaitre et comprendre toutes les bases du CBD > Votre système endocannabinoïde est-il équilibré ?

Votre système endocannabinoïde est-il équilibré ?

Le remplacement des aliments transformés riches en oméga-6 (chips et pommes de terre salées) par des alternatives riches en oméga-3 (par exemple, filet de saumon, sardine et légumes frais) améliore la santé cardiovasculaire, la santé du cerveau et le bien-être métabolique. Mais quel est le rapport avec le CBD et le système endocanabinoïde ? Suivez le guide et vous verrez pourquoi on peut utiliser cette analogie plutôt déroutante !

Qu’est-ce que le système endocannabinoïde ?

Pour résumer, le système endocannabinoïde est un groupe de lipides spécialisés, leurs récepteurs et les enzymes les produisent et les dégradent. Par des actions directes et indirectes, les endocannabinoïdes sont connus pour moduler et influencer une variété de systèmes physiologiques, notamment l’appétit, la douleur, l’inflammation, la thermorégulation, la pression intra-oculaire, la sensation, le contrôle musculaire, l’équilibre énergétique, le métabolisme, la santé du sommeil, les réponses au stress, la motivation/récompense, l’humeur et la mémoire.

Qu’est-ce que les récepteurs cannabinoïdes ?

Les récepteurs cannabinoïdes sont une importante classe de récepteurs de la membrane cellulaire qui sont également connus pour avoir une forme de bobine. Les récepteurs sont semblables à des « serrures », et les composés qui s’y fixent sont semblables aux « clés » d’un système ouvert et fermé. Ils comportent environ sept sections qui passent à travers la membrane cellulaire externe. Les récepteurs cannabinoïdes sont également couplés aux protéines G, où une grande partie de la « magie » de la signalisation se produit lorsqu’une molécule ou un composé se lie à la partie externe de ces récepteurs.

Les trois principaux liants des récepteurs de cannabinoïdes sont tous lipophiles (composés gras ou « similaires »), et comprennent les endocannabinoïdes (synthétisés dans l’organisme), les phytocanabinoïdes (dérivés de plantes, comme le cannabis) et les cannabinoïdes synthétiques. Les récepteurs de cannabinoïdes sont divisés en deux sous-types principaux, appelés CB1 et CB2. Bien qu’elles présentent certaines similitudes, elles se différencient principalement par le système de tissus ou d’organes auquel elles sont associées dans l’organisme. Concernant le CBD : le CB1 se trouve principalement dans le cerveau, avec une certaine présence dans les poumons, les reins, le foie, la graisse, le cœur, les muscles et les os.

Les récepteurs CB1 sont principalement associés aux aspects psychoactifs et euphoriques du THC. Cependant, les récepteurs CB2 se trouvent principalement dans le système immunitaire et les cellules sanguines, et secondairement en plus faible densité dans le système nerveux, le foie, l’intestin, les muscles et les os.

Comment les récepteurs cannabinoïdes contribuent-ils à l’équilibre du système endocannabinoïde ?

L’équilibre endocannabinoïde est la contribution relative de l’activité de CB1 vs CB2 à un moment donné. Les recherches s’accumulent pour démontrer que la dominance du CB1 est associée à une perception accrue du stress, de l’anxiété, de la paranoïa, à un appétit accru et à une diminution des nausées/vomissements et de la douleur, ainsi qu’à une meilleure surveillance immunologique, cette dernière étant démontrée dans certains modèles de cancer.

En revanche, la dominance du CB2 est associée à une diminution de l’inflammation et des lésions tissulaires, ainsi qu’à des améliorations de la santé métabolique, de la signalisation/sensibilité à l’insuline, de la satiété et de l’équilibre énergétique.

En utilisant ces informations, certains scientifiques se concentrent sur des bloqueurs CB1 spécifiques qui peuvent améliorer de nombreux symptômes du syndrome métabolique. Le syndrome métabolique est un ensemble de facteurs de risque qui augmentent le risque de maladie cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et de diabète.

Spécifiquement, il comprend une augmentation de la pression sanguine, une augmentation du taux de sucre dans le sang, un excès de graisse autour de la taille et des taux de cholestérol anormaux. Certaines recherches dans ce domaine ont montré que l’inhibition périphérique du CB1 réduit la pression sanguine et le taux de sucre dans le sang et améliore le taux de cholestérol, en plus d’entraîner une perte de graisse viscérale, ce qui se traduit par un risque plus faible de maladie cardiovasculaire et de diabète de type II.

Qu’est-ce qui fait un système endocannabinoïde équilibré ?

Des découvertes biochimiques et comportementales récentes démontrent que l’activation « optimale » des récepteurs CB1 favorise des changements neurochimiques de type antidépresseur et des effets comportementaux compatibles avec l’activité antidépresseur/antistress chez les rongeurs. Ces résultats renforcent l’importance d’un système endocannabinoïde équilibré. Il est connu pour contrôler la prolifération, la différenciation, la survie et la compétence immunitaire du système d’organes tégumentaires souvent négligé (c’est-à-dire les cellules de la peau et des cheveux). La segmentation et la manipulation de l’équilibre des endocannabinoïdes dans le but de normaliser la croissance indésirable des cellules de la peau et l’inflammation cutanée peuvent être bénéfiques pour diverses affections cutanées humaines (psoriasis, eczéma, acné, dermatite, sclérose systémique, etc.)

Que se passe-t-il lorsque le système endocannabinoïde se déséquilibre ? Gardez à l’esprit que l' »équilibre » est essentiel, car des recherches ont montré que si nous faisons trop pencher la balance dans le sens de l’inhibition du CB1, il peut y avoir une diminution de la fertilité associée à un risque accru de dépression, de troubles de l’humeur et d’immunosuppression. Une surabondance de signaux CB1 a été associée à une augmentation de la psychoactivité, de l’inflammation systémique, du risque cardiovasculaire, du diabète et de l’obésité. En revanche, la surabondance et la dominance du CB2 peuvent entraîner une diminution de la fonction immunitaire et une baisse de la cicatrisation des plaies.